Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/05/2017

Croire que tout est possible

DISSECTION (partie 2)

20 juin 2014

La routine tue le plaisir. Le temps est le pire ennemi de la passion.

Le cumul des années de mariage ne se fait pas sans tempêtes. Mais l’amour qui nous a réunis nous protège des cyclones destructeurs. Danny sait prendre le temps pour qu’ensemble nous cherchions des solutions acceptables. Nous apprenons le compromis, l’écoute, le lâcher-prise. Nous pansons nos blessures morales, tendons nos mains et continuons notre chemin de vie dans la même direction. Malgré la cruauté de certains employeurs d’aujourd’hui, nous gardons espoir. Je redoute de travailler plus si mon mari finit par se retrouver sans revenu. J’ai besoin d’un minimum de deux heures par jour pour poser mes idées sur le papier. Mon temps partiel dans une bibliothèque, entourée de livres neufs à traiter pour le prêt, me convient. Il associe mon amour des livres avec celui de les concevoir, une fois rentrée chez moi. Ces demi-journées m’appartiennent. Je les consacre à Francis et son univers bleu changeant. L’insécurité de notre avenir me perturbe, mais je m’applique à le dissimuler. Le chômage conduit parfois à la mort. Mon mari est solide. Il s’accroche. Il veut trouver du travail, si possible à la hauteur de ses compétences. Pas question de se brader. Malgré les brimades, la malhonnêteté et les multiples pressions psychologiques qu’il a connu depuis dix ans de boulots incertains, il croit encore, à cinquante-sept ans, qu’un emploi respectable l’attend. Je l’admire. Je voudrais bien avoir autant de ténacité. Avec lui, je suis déterminée à tenir le coup, jusqu’au bout, en espérant une issue heureuse. Nous avancerons à deux, coute que coute, plus soudés que jamais.

L’intolérance et les moqueries des gens égratignent le bel amour que Francis partage avec Wally. Comme moi, mon sous-marinier se réfugie dans ses rêves, ses petits délires, ses histoires. Il finit par croire qu’elles ont vraiment été vécues. Elles rejoignent de si près les événements insolites de son quotidien qu’il ne dissocie pas toujours le vrai du faux.

Il ne comprend pas d’où vient l’ambivalence de ses désirs. Il continue à regarder les femmes avec envie. Certaines le feraient presque regretter ce choix étrange de vivre avec un homo. Il imagine un monde idéal où Wally serait sa compagne. La transformation physique n’existe que dans les romans fantastiques et dans les légendes. Dans l’esprit de Francis, s’il peut guérir son corps, il peut donc agir sur la composition de ses cellules. Il arrive même à ressentir les éléments plus petits qui les composent. Il voit les particules s’agiter dans ce monde minuscule. Il pense qu’elles pourraient s’organiser autrement, selon sa volonté. Avoir la santé, c’est bien, mais pourquoi ne pas vivre pour un temps limité dans un corps différent ? Un poisson pour explorer les mers sans sous-marin, un oiseau pour voir au-delà de l’horizon... ? Juste pour continuer de croire que tout est possible. TOUT !

Mais ces dons extraordinaires ne passeront pas inaperçus. Ils vont susciter l’admiration, la sollicitation, l’envie, puis la convoitise. Des âmes faibles succomberont devant ses infinies possibilités. Francis deviendra leur proie. Victime de ses privilèges, il voudrait y renoncer, définitivement. Ce qui lui apportait lumière et considération devient un poids trop lourd à supporter. Il comprend qu’il s’éloigne de la réalité du plus grand nombre. Il met en danger son équilibre mental. Alors, il revient à son origine : ETRE humain.

sous-marin,aventures en mer,francis delphy

Les carnets de Francis Delphy sur www.francis-delphy.com

16/03/2017

Voyage vers un autre soi

DISSECTION (partie 1)

9 avril 2013

Je me pose la question, qu’aurais-je été si… ?  J’envoie Francis explorer les chemins possibles de sa vie. Face à ses épreuves, il ouvre son esprit à la Conscience Universelle. Il capte l’énergie du monde. Il s’élève, entraîne avec lui ceux qui acceptent de le suivre. Existe-t-il des chemins, des mondes parallèles ? Que sont les rêves ? Que veut dire, maintenant, hier, demain ? Le temps peut être lent, rapide ou anarchique. Se projeter dans un autre scénario possible me conduit en parallèle du temps présent. Aller librement dans un autre passé de sa vie, l’observer comme un spectateur. Savoir que l’on a pris une autre direction, soulagé, puis regarder sans regret vers le futur…

Francis ne sait plus se situer. Ne serait-il pas en train de vivre un « Possible » qui ne serait pas le bon ? Il s’accroche à ce qu’il croit être sa réalité. Wally, son ancre, sait le ramener à la raison, à son présent. Il l’aide à retrouver un esprit apaisé.

15 septembre 2013

Une folie fébrile attire Francis de l’autre côté du miroir. Envie de découvertes, d’interdits bousculés, d’amour absolu. Il accueille Wally sous son toit. La version officielle : « Je lui loue une partie de ma maison, trop grande pour moi seul. » La version réelle : « Tu es ici chez toi. Pose ton rasoir à côté du mien, et partage mon lit. » Tant pis pour les autres. On saura bien donner le change. Etre de bons amis, quoi de plus banal… Mais quand le quotidien professionnel les réunit dans un sous-marin de douze mètres de diamètre sur cent-trente mètres de long, entourés d’un équipage de cent vingt personnes, l’expérience devient difficile.

Toujours courageux, téméraire, même insouciant, Francis se lance dans l’inconnu sans se retourner. Il avance de découvertes en surprises. Certaines l’écorchent ou le blessent en profondeur. Il soigne ses plaies dans les bras de Wally. Il se rassure à travers le rire de sa fille, qui vient compléter son étrange famille. Elle accepte son vrai père avec simplicité. Elle aime la franchise des deux hommes qui prennent soin d’elle. Ils l’accompagnent et la soutiennent dans sa croissance. Ils sont tantôt copains, tantôt conseillers, pères bien sûr, un peu sévères parfois. Juste ce qu’il faut. Jenny se soumet. Elle les respecte. Elle connait leur histoire, leurs ornières, leurs sombres tunnels et la lumière qui les guide.

2 décembre 2013

Je m’interroge sur les différents niveaux de l’existence. Le corps physique reste un véhicule, un aspect visuel qui nous permet d’expérimenter la vie matérielle. La pensée, l’esprit, se définit plus difficilement. Où commence la vie ? Cette question occupe les physiciens depuis longtemps. Elle préoccupe Francis quand les expériences sur l’infiniment petit, réalisées à bord du Poséidon, le touchent de trop près.

La fragilité de l’instant présent l’ébranle. Il veut continuer de croire qu’il existe une puissance supérieure, créatrice du monde tel qu’il nous entoure. Le marin aguerri prie quand il est désespéré. Il appelle l’Energie Universelle. Surtout quand il le juge nécessaire… mais pas toujours. Il y a des règles. Parfois, il ne les observe pas. Et il s’en veut.

Francis aime tout ce qui existe. Les plantes, les animaux… sauf les araignées. Et les humains ? Tous, il n’y arrive pas. Même quand il sait pourquoi il les trouve détestables. Après tout, il n’est pas parfait, il se dit. Oui, Francis fait de son mieux. Sinon, c’est lui-même qu’il ne respecte pas. Il trouve déjà bien assez de raison de ne pas accepter ce qu’il est. Il trouve plus facile d’aimer les autres. Surtout Wally, et Jenny. On ne se refait pas…

sous-marin,aventures en mer,francis delphy, bande dessinee, dessins

05/03/2017

BD 26: Cobaye de laboratoire, en ligne!

Fans et amis de Francis Delphy, les nouvelles sont bonnes!

 

Vous trouverez sur son site:

www.francis-delphy.com

- Tout de suite: une nouvelles bande dessinée de 186 pages en lecture gratuite.

-  et dès fin mars 2017: de nouveaux extraits des carnets 31, 44, 45 et 46.

- ainsi que des croquis et dessins inédits...

sous-marin,aventures en mer,francis delphy, bande dessinee, dessins

A bientôt pour la suite de mes notes perso sur la création de l'univers de mon sous-marinier préféré.

Bien à vous.

Carine

20:44 Publié dans Blog, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)